Ce guide fournit un modèle original et une procédure de vérification. Aucun document bureautique exporté ni test avec un lecteur d’écran n’a encore été réalisé : la fiche Markdown jointe est une base de travail, pas un support certifié accessible.
Préparer la séance : ouvrir la fiche modifiable et son mode d’emploi.
Schéma original de la démarche proposée, sans validation terrain.
Partir de la tâche et des besoins connus
Précisez ce que l’élève doit lire, comprendre et produire. Une difficulté pour accéder au texte, une consigne ambiguë et une notion nouvelle ne demandent pas la même réponse. Les ressources de l’Inspé de Grenoble sur les documents scolaires distinguent des moyens de rendre les contenus accessibles et les contraintes des formats.
Appuyez-vous sur les adaptations déjà définies pour les élèves concernés. Ne déduisez pas d’une étiquette générale, par exemple « dys », une police ou une présentation universellement adaptée. Une préférence de lecture doit être vérifiée auprès de la personne et articulée avec le travail de l’équipe pédagogique.
Construire un document qui reste compréhensible sans sa décoration
Donnez au document un titre descriptif, puis des parties nommées : objectif, données, travail demandé, vérification. Dans le traitement de texte, utilisez les styles de titre appropriés plutôt qu’un simple agrandissement de caractères. La structure du fichier doit correspondre à la hiérarchie visible.
Rédigez les actions dans leur ordre d’exécution. Séparez une consigne comportant plusieurs opérations si cela facilite le repérage. Évitez de donner une information uniquement par une couleur : ajoutez un libellé, un symbole expliqué ou une phrase. Un tableau sert à comparer des données ; il ne doit pas servir à positionner artificiellement tous les éléments de la page.
Pour une illustration informative, préparez un équivalent textuel qui donne l’information nécessaire à la tâche. Pour une image décorative, utilisez le traitement adapté au logiciel afin qu’elle n’interrompe pas inutilement la lecture assistée. Ces opérations dépendent du format ; elles devront être contrôlées après export.
Exemple original : reformuler sans donner la réponse
Une consigne de départ inventée pour ce guide pourrait être : « Regardez le document, comparez les groupes et justifiez la bonne réponse en utilisant le pourcentage puis concluez. » Elle n’indique pas clairement ce qui doit être comparé ni où répondre.
Une version plus explicite pour notre exercice est :
- Repérez l’effectif total de chaque groupe.
- Calculez la part des élèves ayant choisi le vélo dans chaque groupe.
- Indiquez dans quel groupe cette part est la plus élevée.
- Écrivez une phrase qui distingue le nombre d’élèves et leur proportion.
Cette reformulation est une proposition éditoriale. Elle n’a pas été évaluée avec des élèves. Elle décompose la tâche ; l’enseignant doit décider si cette aide correspond à l’objectif, notamment si l’organisation autonome du raisonnement fait partie de ce qui est évalué.
Contrôler le fichier réellement envoyé
Dans le fichier source, vérifiez la langue du document, la liste des titres, les intitulés des liens et les alternatives des images informatives. Lancez le vérificateur d’accessibilité du logiciel lorsqu’il existe, puis examinez ses remarques : un contrôle automatique ne remplace pas une vérification humaine.
Après export, ouvrez le fichier dans le mode de lecture prévu. Contrôlez que le texte reste sélectionnable, que l’ordre de lecture est logique, que les liens fonctionnent et que l’agrandissement ne masque pas la consigne. Un texte sélectionnable n’est toutefois pas une preuve suffisante d’accessibilité PDF.
Dans Word, la documentation du fabricant sur l’accessibilité décrit notamment les titres et les contrôles disponibles. Une structure de titres exploitable permet de naviguer entre les parties avec les aides techniques compatibles. Le menu, la version du logiciel et le fichier final devront être vérifiés lors d’un tutoriel illustré : ce guide ne fournit pas de captures d’une procédure exécutée.
Vérifiez également le contraste du texte avec son fond et l’espacement dans la situation de lecture prévue. Il n’existe pas ici de police ou de taille déclarée adaptée à tous les élèves. Consignez ce qui a été essayé et les besoins auxquels répond chaque adaptation, au lieu de transformer une préférence typographique en garantie.
Pour un usage avec lecteur d’écran, testez les titres, le tableau et l’ordre des éléments avec l’outil concerné. Si ce contrôle n’a pas eu lieu, ne le présentez pas comme acquis. Lorsque c’est possible, proposez aussi le fichier source afin de permettre les adaptations nécessaires, sous réserve des droits des contenus qu’il contient.
Garder une trace utile des limites
Notez la version, le format, les contrôles effectués et les difficultés restantes. Par exemple : « Titres vérifiés dans le fichier source ; export PDF non testé au lecteur d’écran ». Cette phrase est plus utile qu’un badge général qui ne décrit pas les conditions de lecture.
La ressource jointe contient une grille de contrôle sans cases précochées. Elle permet de consigner une vérification future sans la simuler. Les exemples sont entièrement fictifs ; aucune information concernant un élève n’est nécessaire pour utiliser le modèle.
Pour un fichier distribué, poursuivez avec le contrôle du PDF après export. Une projection en classe et la description d’un schéma pédagogique demandent chacune des vérifications propres.
Questions fréquentes
Faut-il toujours diffuser un PDF ?
Non. Le format dépend du besoin et des outils disponibles. Un PDF peut préserver une présentation sans permettre les mêmes adaptations qu’un document source. Vérifiez ce que les destinataires peuvent effectivement ouvrir et modifier.
Une police particulière rend-elle le document accessible ?
Elle ne permet pas à elle seule de conclure. La structure, les contrastes, les consignes, le format et les besoins de lecture comptent aussi.
Peut-on simplifier toutes les consignes ?
Il faut préserver la tâche visée. Une décomposition peut soutenir l’accès, mais aussi modifier ce qui est évalué. L’enseignant arbitre ce point selon l’objectif de la séance.
Ressource et prolongements
Modèle de support et grille de vérification. Le quiz sans compte élève fournit un cas d’utilisation ; le plan de travail autonome organise les étapes d’une séance.
Source documentaire consultée le 10 septembre 2026 : Inspé de Grenoble, lien ci-dessus. Cette source éclaire la démarche ; elle ne valide pas le modèle original proposé ici.